Partager avec vous les points de vue de spécialistes

07/09/2017

Moles-Rota Stratégie était présente à la 7ème Université d'été du MEDEF à Dijon, mardi dernier intitulée : "Se souvenir du futur".

Le thème principal abordé lors des conférences ? La vision du futur concernant : l'entreprise, les pratiques et modèles de comportements, le développement des nouvelles technologies et l'éducation.

Des intervenants de grande qualités ont débattu lors de conférences auxquelles nous avons assistées : Bernard WERBER (auteur de philosophie-fiction), Michel MAFFESSOLI (Sociologue), Frédéric MOTTE ( co-dirigeant du Groupe Cèdres Industries), Georges FRITSCH (Co-fondateur et PDG de WEBELSE et SENTIMATIC), Thierry JADOT (PDG de la filiale française du groupe de communication DENTSU AEGIS, l'un des plus importants au monde), Jean-Paul DELEVOYE (Président de la commission d'investiture de la République en marche, ancien maire, conseiller régional, sénateur, député et ministre et ancien président du Conseil économique, social et environnemental), Patrick DUMOULIN (Directeur de l'Institut Great Place to Work France) et Philippe DURANCE (Economiste et professeur titulaire de la chaire de Prospective et développement durable du CNAM à Paris).

Beaucoup de thèmes abordés lors de cet événement sont liés à l'activité de Moles-Rota Stratégie dans sa reconnexion du monde du travail avec les élèves et étudiants et c'est pourquoi nous avons voulu vous présenter les grandes lignes que nous avons retenues de ces débats passionnants.

L'importance de l'imaginaire pour s'adapter ou créer le futur. Bernard Werber se désole qu'il n'y ait pas plus d'auteurs de science-fiction en France, car la science-fiction propose des idées qui restent à l'esprit dans l'inconscient collectif et peuvent servir pour l'avenir. Il faudrait plus de personnes qui pensent au futur sur le long terme. Il nous donne l'exemple de Steve Jobs qui a eu l'idée de créer le 1er smartphone en voyant les outils utilisés dans Star Strek. L'observation de la nature est aussi très instructive pour aborder l'avenir car elle est un magnifique exemple d'adaptabilité. Si la question posée lors d'une conférence était "Vaut-il mieux s'adapter au futur ou faut-il mieux le créer ?", Moles-Rota Stratégie pense que la meilleure façon est de créer les imaginaires et les façons de faire pour s'adapter au monde de demain.

Michel Maffesoli nous propose le diagnostic de l'ère qui se termine : la modernité, en quelques mots : la modernité était liée au rationnel, à l'utilitarisme, à l'individualisme, à l'autonomie avec ce sentiment de posséder la nature. Son pronostic pour la post modernité se base sur l'émotionnel, le qualitatif, le présentéisme et le tribalisme. Le "je" devient "nous", l'autonomie devient l'hétéronomie".

Ceci explique déjà les mutations économiques : l'apparition des nouvelles technologies a changé nos façons de travailler et de vivre aux quotidien, elle a fait disparaître des métiers pénibles pour en créer d'autres, elle nous fait gagner du temps, progresser en technicité (sciences et santé).Toute mutation a sa double facette : que faisons-nous du temps gagné, en profitons-nous ou le gaspillons-nous? La robotique empêche la délocalisation car le travail devient moins pénible et la logistique meilleure, selon Thierry JADOT, "la réindustrialisation de la France passera par le numérique et la robotique". Mais comment aider les moins à l'aise avec le numérique à se familiariser avec cette nouvelle technologie ? N'y a-t-il pas "le risque d'une aristocratie digitale" car selon les âges et les formations, nous ne disposons pas des mêmes aptitudes à les maîtriser.

Le seul moyen d'éviter cette aristocratie serait de repenser la formation à l'école et en entreprise. Les mentalités ont changé, le système autoritaire vertical ne fonctionne plus. Le mentorat entre les différentes générations en entreprise (échange d'expérience dans les différents domaines dont le numérique) et le développement du travail en équipe à l'école (et non plus individuel) semblent la voie à suivre.

Du fait des changements de mentalité et du rapport au temps différent, de nouvelles économies se sont créées : des économies circulaires (avec le recyclage), une économie de l'usage ou fonctionnalité (on n'achète moins une voiture, on la loue quand on en a besoin), de nouvelles formes de travail (on exerce plusieurs métiers en même temps, le travail collaboratif se développe avec un fonctionnement horizontal et l'appel à des prestataires extérieurs).

Si tout s'accélère avec le numérique, l'information est la 1ère concernée. Les élèves ou étudiants peuvent vérifier les dires de leurs enseignants et les remettre en cause, ayant accès à de multiples sources, les plus jeunes prennent pour vérité tout ce qu'ils voient sur leurs écrans par écrit ou en images. L'accélération du temps fait que l'on doit réagir vite (ce n'est plus le plus fort qui gagne sur le plus faible, mais le plus agile) et souvent nous passons à l'action sans réflexion, sans prise de recul, sans vérifier les sources. Le nouveau rôle de l'Ecole est aussi de développer les esprits critiques des élèves et étudiants afin qu'ils soient acteurs dans la recherche d'information et non passifs.

Créer les possibilités de s'adapter au monde de demain passe par le développement de la créativité. Là encore, c'est dès le plus jeune âge que les jeunes devraient apprendre à être curieux, à travailler leur créativité, à ne pas avoir peur de l'échec, à pouvoir expérimenter et se tromper sans peur du jugement. De même, toutes les façons de penser doivent être prises en compte : les élèves relevant de dyslexie, dyspraxie.....développent des compétences incroyables pour contourner les obstacles qui se dressent devant eux, ils ne devraient pas se sentir en difficulté dans un système mais devraient partager leurs compétences différentes avec les autres.

Les modes de consommation ont bien changé et les entreprises l'ont bien compris, notamment en communication et dans les services à la personne, l'individu doit être considéré dans son unicité. "Une entreprise performante économiquement le sera si et seulement si elle l'est socialement". Chacun doit se sentir à son niveau concerné par la réussite de son entreprise, doit prendre conscience de son utilité économique et sociale, il faut considérer les individus en "one to one" comme le dit Thierry Jadot. Et pour que l'individu se sente utile , il faut qu'il puisse donner du sens à son travail. Les générations qui arrivent sur le marché du travail mettent cette condition en 1er.

La confiance est un moteur important, quel que soit l'âge. La confiance en l'avenir ne peut avoir lieu que si tout le monde sait qu'il peut participer à la construction de cet avenir. L'homme doit aussi avoir confiance en lui-même et en sa capacité à s'adapter sinon il se laissera porter par ses émotions et se confortera à la pensée dominante (qui n'est pas toujours la meilleure).

Le changement  ne doit pas être vu comme seulement un bouleversement inconfortable du quotidien mais comme la possibilité d'améliorer ce quotidien et donc une raison de plus pour se motiver. L'école doit aider les jeunes à gagner de la confiance en eux et la formation doit se faire tout au long du parcours professionnel.L'entreprise n'a plus de responsabilité quant à fournir un emploi à vie (car demain est difficile à envisager), mais à fournir de l'employabilité à vie" nous explique Frédéric Motte.

Un autre moteur important est l'envie, désormais, comme nous le rappelle Michel Maffesoli : "On n'obtient de la compétence que s'il y a de l'appétence.", ce qui explique le fort turnover dans les emplois et l'apparition de sociétés qui évaluent et classent les entreprises où il fait bon travailler.

Les nouvelles générations "Millennials"(générations Y et Z), donc vous, nos chers clients, ne respectez l'autorité que si un leadership se dégage, accompagné d'exemplarité et d'empathie de la part du manager selon Thierry Jadot. "Il faut faire vivre l'autonomie aux jeunes en leur donnant des responsabilités non pas en silo mais avec du mentorat avec les quinquas". Il propose que l'Ecole gagne en autonomie pour rendre ses élèves plus autonomes : qu'elle ne s'adresse plus à des populations mais à des individus pour développer les potentiels de chacun et que pour cela, les effectifs par classe diminuent, que les Directeurs gagnent eux aussi en autonomie dans leur façon de travailler et que les enseignants bénéficient de plus de formation.

Jean-Paul Delevoye pense quant à lui, qu'"aujourd'hui il y a trop de managers et pas assez de leaders, or c'est le leader qui donne envie".

Les 3 mots de conclusion de ces universités d'été concernant le futur ont été : "Eveil, Métamorphose et Optimisme", des mots plutôt rassurants non ?

Et comme le disait la conclusion du petit film où des étudiants donnaient leur avis sur le monde du travail: "Notre message aux chefs d'entreprise : le futur c'est nous mais avec vous !"

Moles-Rota Stratégie espère que ce partage d'expérience vous aura été utile, nous attendons vos réactions sur les réseaux sociaux où vous nous verrez !

C'est notre mission de vous accompagner pour trouver les projets métiers qui vous intéressent, vous aider à rencontrer les professionnels qui les exercent et qui vous diront les études et diplômes qu'ils recrutent ! Alors n'hésitez pas à nous contacter. Moles-Rota Stratégie vous offre un 1er RDV gratuit de prise de contact pour faire le point avec vous : saisissez cette opportunité !